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2005/05/11, PACIFIQUE: Les petits États insulaires unis face aux risques naturels PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Les Nouvelles Calédoniennes   
Mardi, 11 Janvier 2005 00:00
PACIFIQUE - Ces petits pays, regroupés sous le sigle de « SIDS » (Small Islands Developing States), se pencheront notamment sur les facteurs climatiques auxquels ils sont particulièrement vulnérables étant donné leur insularité. À la lumière des raz-de-marée qui ont frappé huit de ces pays ayant en partage l'Océan Indien la question de la prévision et de l'éventuelle réduction des risques naturels, dans ces environnements, occupera largement l'ordre du jour des débats entre chefs d'Etats et de gouvernements.
Le Forum : « Encore beaucoup de travail » - Pour l'Océanie, de nombreux pays de la région ont envoyé des délégations de haut niveau. Sur le plan régional, l'Australien Greg Urwin, secrétaire général du Forum des îles Du Pacifique (qui regroupe seize pays indépendants de cette zone, dont l'Australie et la Nouvelle-Zélande), a fait le déplacement à ce sommet, placé sous l'égide des Nations Unies. Avant son départ, M. Urwin a estimé qu'en la matière, « il reste encore beaucoup de travail à accomplir dans le Pacifique sur toute cette question de réduction des catastrophes naturelles et de préparation adéquate. Étant donné l'histoire de notre région, nous sommes probablement dans une situation un peu meilleure que les peuples de l'océan Indien, où, à ma connaissance, la plupart des pays concernés n'ont pas de systèmes d'alerte en place ».
L'Australie très concernée - La mise en place d'un tel système dans l'océan indien a figuré en bonne place dans la série de résolutions qui est ressortie de la conférence de Djakarta (Indonésie), jeudi, censée faire le point sur la coordination de l'aide internationale aux sinistrés des raz-de-marée du 26 décembre. « Nous nous mettrons en contact avec ces pays, une fois que l'énorme effort de secours aura diminué, pour fournir ce genre de coordination et d'assistance (...) Nous ne voulons pas perdre l'occasion de sauver des vies à l'avenir, par manque de système d'alerte », a notamment déclaré Alexander Downer, ministre australien des affaires étrangères. L'Australie possède une façade (orientale) sur l'océan Pacifique et ne autre (occidentale) sur l'Océan Indien.
De Honolulu au Japon en passant par le Chili - Un tel système de surveillance et d'alerte, qui repose sur la notion de réseau, est en place dans l'Océan Pacifique, l'une des zones sismiques les plus actives au monde, notamment dans sa partie occidentale, où s affrontent les plaques tectoniques indo-australienne et Pacifique. Ce système repose sur le centre d'alerte aux tsunamis, basé à Honolulu (Hawaii), mais aussi sur des centres de surveillance sismique comme l'US Geological Survey (basé à Denver, Colorado). Les informations collectées par les stations de plusieurs pays de la zone (comme le Japon ou le Chili), ainsi que des balises marine reliées à des satellites, sont également partagées. Objectif : en cas de séisme, évaluer le risque de déclenchement d'une vague sous-marine et le cas échéant, alerter les pays menacés quelques heures à l'avance afin qu'ils organisent les évacuations nécessaires.